Elle a prit le premier train
Parce que elle se languissait de la caresse de ses mains
Les images dans sa tête commençaient à prendre la couleur du vieux papier
Son corps brûlant de désir c’était tiédit du manque et du sentiment d’être oublié
Il y a toujours une certaine amertume à être seconde
A nourrir un amour bâtard , un de celui qui ne se grave pas sur les tombes
Et ce goût amer se mêle à l’acide de la culpabilité
Car chaque baiser qu’il donne est un baiser volé
Et pourtant cette première elle l’envie
Que vaut une femme d’un lit face à la femme d’une vie ?
Car une seconde ça s’échange et ça s’oublie
D’un jour à l’autre elle ne peut être qu’une cicatrice pour elle et un remord pour lui
Et les autres ont tôt fait de choisir leur camps
Tous les gens biens, bombant leur torse pleins de valeurs ne se gênent pas de cracher des mots désobligeants
Mais dit on à « une pute » qu’on l’aime tant ?
Une chose est sûre on est bien plus modéré lorsqu’on évoque les amants
Ses pensées forment un nuage sombre qui vient déverser sa pluie en pleurs
Mais qui prendrait pitié d’une criminelle du cœur ?